Anno Domini
This game has been added to the database at Jun 3, 2005

edition 1995
Par Spartaco Albertarelli
Illustré par Res Brandenberger
Édité par Editrice Giochi

Standalone
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OU

Risk... en plus rapide, mais en encore moins contrôlable !

Ceux qui me connaissent savent que je suis du genre ultra poissard aux jeux de dés... j'y vais donc généralement à reculons lorsque je dois jouer à un jeu où la stratégie est innexistante et où, seuls les dés déterminent l'issue d'un combat.

Anno Domini est un jeu pas tout récent... je lui aurais même donné beaucoup plus que ses 12 ans !! En effet, il correspond vraiment à l'ancienne école. Un jeu ou plus tu t'en prend dans la face, moins tu peux t'en sortir (et l'inverse est valable bien sur, plus tu met des raclées, plus t'es balaise !).

Le hasard est omniprésent. Dans le tirage des événements au début du tour, où avec de la chance on peut gagner beaucoup d'argent mais où l'on peut perdre aussi ses chateaux pour cause d'invasion barbare ou de peste. Les problèmes commencent quand les adversaires font un mauvais jet et que ce sont vos territoires qui subissent les agressions... non seulement, vous pouvez ne pas avoir de bol durant votre tour, mais en plus vous faire pourrir pendant celui de vos adversaires.

Les combats fonctionnent à peu de chose prêt comme dans Risk, on jette 1D6 par chateau présent sur le territoire qui attaque, l'adversaire fait de même pour avec les chateaux sur le territoire visé. On additionne à ces jets des modificateurs liés aux cartes que l'on pioche lorsque l'on réussi à conquérir un territoire. Pour chaque résultat égal ou supérieur à 6 on casse un chateau de l'adversaire. Il est possible de lancer 3 attaques par tour, sauf lorsque l'on possède certaines cartes qui peuvent se cumuler et accorder à chaque fois une attaque supplémentaire.

Maintenant vous avez les principes de bases, il faut bien comprendre qu'on passe donc son temps à jeter des dés, que celui qui a conquis un territoire pourra piocher une carte (limité à 1 carte par tour) qui sera soit quasi inutile (+50 florins au début de chaque tour, quand on débute à 360 et qu'un chateau coûte 100, je vous assure que c'est pas beaucoup) soit monstrueuse (+1 à chaque dé d'attaque et de défense ou +2 en défense pour protéger ses cathédrales...).

Pour moi la partie jouée hier soir fut un calvaire comme j'en ai rarement connu autours d'une table de jeu. Incapable de tirer un 6 avec des brouettes de dés, je me suis fait innexorablement massacrer, ne pouvant conquérir la moindre cathédrale adverse et voyant mes impôts se réduire à peau de chagrin à chaque tour, alors qu'innexorablement, on pénétrait dans un territoire ou j'étais pourtant initialement vraiment bien installé.

J'aurais peut-être pris mon pied y'a 20 ans, à l'époque je m'éclatais à Risk entre deux parties de JdR, mais aujourd'hui, je supporte plus de passer 1h30 à m'en prendre plein la gueule sans pouvoir avoir la moindre chance de riposter...

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