This game has been added to the database at Jan 19, 2015

edition 2017
Par Ludovic Roudy and Bruno Sautter
Illustré par Ludovic Roudy
Édité par Serious Poulp

Standalone 5 extensions

Pas pour tout le monde !

Et voilà !
J’ai enfin trouvé le temps d’enchainer plusieurs sessions de jeu à 2 (3h+6h+4h) pour pouvoir enfin venir à bout de cette Déesse Vorace, 1ère malédiction « mode facile » qui nous afflige sur ce 7th Continent !
Mon avis tout à la fin donc sautez le gros pavé qui suit si vous comptez y jouer et voulez avoir quelques surprises !

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Tout d’abord la carte indice nous laisse entrevoir un itinéraire menant à ce que nous imaginons facilement être la statue de la Déesse Vorace. Nous commençons donc la partie sur une petite île (moins d’une dizaine de cartes) nous permettant d’appréhender les mécanismes de jeux (explorer, se nourrir, les numéros cachés, faire face à quelques bestioles) ainsi que de nous équiper un minimum.

Il faut bien l’avouer, au début on y va à tâtons et on expérimente. Niveau immersion c’est assez (sur)prenant même si j’avoue que j’ai toujours du mal avec l’intégration des multi-objets (que même MacGyver n’aurait pas osé construire… du genre le radeau-arc-flûte de pan… hum hum ?). Alors j’ai très bien compris l’intérêt du truc mais ça manque pour moi d’élégance et on entrevoit là un 1er travers : le jeu nous pousse à continuellement à nous rééquiper (les objets s’usent inéluctablement), ce qui va nous demander du temps et de l’énergie etc… une sorte de boucle qui raviront les optimisateurs mais qui nuit quand même pas mal au déroulé du jeu (sentiment de refaire encore et encore les mêmes efforts pour survivre et poursuivre l’aventure). Enfin bref, nous voilà équipés… pour un temps et arrivés à la fin de la 1ère étape de ce périple : quitter cette petite île grâce à un sous-marin qui traînait dans le coin (on en a de la chance !). Cap au nord.

Nous débarquons enfin sur le 7th Continent ! Sur une petite plage tout à fait charmante au demeurant. Notre carte indice nous suggère de mettre le cap au nord, ce que nous décidons de faire évidemment. Une petite hutte, quelques traces de gibier, impeccable ! De quoi bien commencer l’exploration ! Le gibier permet de récupérer des cartes de la défausse pour les mélanger à notre pioche (plus notre pioche est remplie, plus nous pouvons effectuer d’actions… une pioche vide est synonyme de mort imminente). Evidemment, avec du feu, on en remélange plus (merde… j’ai oublié mon briquet). Et voilà que se pointe le 2ème hic. Se sustenter. Comme s’équiper, il va falloir le faire de manière très régulière sous peine de voir votre aventure s’achever brutalement. Alors évidemment on comprend qu’il faille se remplir la panse mais diable que c’est rébarbatif !

« Ô tiens des traces de gibier… allons chasser un peu avec notre arc ! Mais attention, plus que 2 utilisations, après va falloir en refaire un ! Zut ».

Après avoir passé une bonne nuit le ventre plein, nous repartons donc vers le nord. Nous crapahutons gaiement et décidons d’explorer un peu les lieux. Pas de bol, deux adorables bébés vers de roche nous bloquent le passage. Les occire ou les apprivoiser ? Bon on va passer notre chemin en fait hein ! Du coup, on continue notre chemin au nord où nous fait face une paroi rocheuse qu’il va falloir gravir (heureusement, j’ai ma corde-loupe … oui ! j’ai trouvé une loupe dans un coffre j’ai oublié de vous le dire ?). Au sommet, nous continuons d’explorer (un peu mais pas trop… les kilomètres à pied, ça use… ça use) et partons finalement à l’ouest, le passage au nord étant quelque peu… glaçant !
Nous passons un pont pour le moins instable puis faisons escale dans une petite grotte que nous explorons pour y découvrir une carte (intéressant mais à priori inutile pour l’instant). Nous continuons notre exploration au sud-ouest pour finalement trouver la statue de la Déesse Vorace (ou devrais-je dire autel sacrificiel) ! Ouf… enfin ! Sauf qu’évidemment cela ne se termine pas ainsi (nous ne sommes qu’à plus ou moins 8h de jeu !). Il lui manque ses yeux à cette bonne vieille statue ! De bons gros rubis gros comme le poing qu’il va falloir aller récupérer…

Bon par où commencer ? Un petit village abandonné non-loin semble une 1ère approche intéressante. Nous trouvons un tabouret (magique... à suivre) et dans un puits, une pierre ornementale avec un chiffre… Mouais. Surement utile, mais pour le moment je préfère les cailloux qui brillent ! Nous continuons l’exploration pour tomber sur un marécage peu accueillant (pas de matériau pour fabriquer nos objets et pas de gibier pour nous nourrir), que nous traversons tant bien que mal… pour arriver au sud… sur notre plage d’arrivée !
Bon OK. On a loupé plein de trucs c’est sûr, mais je suis intoxiqué (faut pas tout mettre dans la bouche naméoh !) et ensanglanté, tout comme mon partenaire qui lui est empoisonné (ça lui apprendra à mettre ses mains n’importe où !). Et nous sommes au bord de la pioche vide… allez zou... un peu de chasse et de craft (encore !).

On repart donc au nord, dans la jungle qui n’a pas voulu de nous ! Nous tombons finalement sur un temple (on était passé à côté « quelques heures » auparavant, un événement peu engageant ayant bloqué l’accès) dont l’entrée est verrouillée par une porte (comme tout bon temple qui se respecte). Mais Ô que vois-je ! Un trou dont la forme me rappelle étrangement la pierre que je trimbale depuis un moment… le chiffre en son centre complète le numéro de la carte révélant l’entrée ! Ahah ! Enfin ! Enfin on a fait un truc qui servait à quelque chose !
Nous entrons donc dans le temple, fouillons, activons des mécanismes (comme dans tout bon temple qui se respecte) pour finalement trouver LA pierre. Enfin. On se dit qu’on a bien fait de rentrer dans ce temple :)
Nous ressortons dans la jungle, le sentiment du devoir accompli ! Enfin à moitié… la Déesse ayant deux yeux (sur le moment j’aurais bien aimé qu’elle soit borgne moi…).
Bon que reste-il à explorer ? Le Nôreuh ? Ba oui… on ne va pas y échapper… on met nos raquettes (aux pieds hein… pas de Rolland Garros ici... ah mais il est aviateur en fait ? Il aurait pu être là en guest !) et on va faire mumuse dans la neige ! Je vous épargne les détails, mais nous trouvons finalement la 2ème gemme prisonnière de la glace, au fin fond d’une grotte qu’on se demande bien comment elle a pu atterrir ici (mystère… mais qui sait !).
Dans un dernier souffle, nous repartîmes non sans mal au pied de la Déesse pour lui remettre ses yeux au fond des orbites… pour enfin crier victoire ! Pfiou… que d’émotions vous dis-je ! Et je n’ai pas abordé le gain de points d’expérience vous permettant d’acquérir de nouveaux objets et compétences sacrément utiles pour votre aventure !

|FIN SPOILER ALERT|
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Désolé pour le long pavé mais j’avais prévenu !

Alors au final, 7th Continent c’est bien ? Malgré ce que pourrait suggérait tout mon propos, oui 7th Continent c’est bien. Le 7th Continent :
- c’est innovant
- c’est intelligent et astucieux
- c’est immersif et prenant (pour peu que le thème vous parle)

Mais le 7th Continent c’est aussi :
- long !! Une session de jeu de moins d’1h n’a pas de sens à mon avis
- mécanique (on pioche, on repioche, on mélange, et on repioche encore et toujours… c’est le gampelay qui veut ça en même temps !)
- parfois rébarbatif (ou le sentiment de refaire sempiternellement les mêmes choses : fabriquer des objets, les user, chasser, manger… et explorer et mourir accessoirement)

J’ai été également un poil frustré par le peu d’énigmes présentes dans cette session et par la trop grande part de survie (manque d’expérience sans doute… mais avec l’XP gagnée justement, tout deviendra plus simple !).
Par contre explorer et découvrir des trucs et machins (qui ne servent à rien... à moins que...), ça c’est vraiment sympa ! C’est ce qui me pousse à me dire que j’y rejouerai (en y ajoutant 2 ou 3 malédictions en même temps, cette 1ère partie ayant beaucoup aidé à cartographier le continent) tant il reste de mystères à découvrir sur ce 7th Continent !

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Comments (2)

Guiz
Guiz
J'ai pris quelques raccourcis évidemment dans mon compte-rendu ! Mais très honnêtement nous avons été plus happés par le côté survie de l'aventure (aucune mort pour cette malédiction) qui demande pas mal d'optimisation sur ses déplacements/crafts/xp pour maximiser ses chances de survie. Les énigmes (il y a en évidemment !) sont je trouve peu nombreuses et la chance/exploration que tu évoques faisant partie intégrante du jeu, je ne vois pas en quoi cela contredit mon propos. La conclusion que j'en tire est que les prochaines parties seront un mix de toutes les malédictions (la cartographie du continent aidant évidemment !) histoire de !
Bon jeu :)
Mozh
Mozh
Peu d'énigmes ? Il y en a quand même pas mal, et vu comme tu décris ton périple, il y en a 2 que vous avez résolu par chance/exploration. A savoir l'emplacement des gemmes, qu'on trouve sans vaquer au hasard mais en résolvant des énigmes...
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