Couleurs de Paris

de Nicolas De Oliveira
Couleurs de Paris
8.57 
36 reviews

Description du jeu :

Dans LES COULEURS DE PARIS, vous allez devenir artiste peintre. Une compétition amicale entre plusieurs peintres est lancée au "Bateau Lavoir" à Paris, un grand atelier de Montmartre où se retrouve pl... En savoir plus

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Montmartre en demie-teinte…

[Avis après une première partie - règle de base - 3 joueurs].

Ressenti complexe entre plaisir et frustration.

Parlons d'abord des points positifs :
- Les règles sont simples à appréhender et pour un jeu de stratégie, on peut l'envisager avec des joueurs qui ont une courte expérience du jeu de plateau dit moderne. Disons que dans la catégorie "placement d'ouvriers", cela peut venir concurrencer en terme de difficulté l'excellent et incontournable Age de pierre.
- le matériel, l'ergonomie (en particulier les double-plateaux individuels), les illustrations sont de bonne facture même si je ne suis pas très fan des petits cubes en plastique pour les pigments ( mais ce n'est qu'un goût personnel). Les chevalets (qui exposent les tableaux à réaliser) sont une fausse bonne idée quand on joue à 4 joueurs, rendant leur visibilité plus compliquée qu'un simple "marché" posé à plat. mais bon, thématiquement, ça reste sympa.
- le plus gros point fort du jeu, c'est à mon sens le fait de laisser en place l'un de ses ouvriers pour le tour suivant. Anticipation, blocage… c'est vraiment le ressort tactique du jeu que j'ai adoré. Nous n'avons pas utilisé l'action d'intervenir sur la rotation de la roue d'actions mais on a bien compris tout son intérêt dans certaines situations.

Parlons maintenant de ce qui nous a laissé plus dubitatif :
- le scoring est assez impitoyable (l'un de nous 3 a fini à… zéro point alors qu'il n'a pas fait d'erreur majeure) et cela peut laisser un sentiment de frustration (cela a été le cas des 2 perdants). Si il n'y a pas de salade de points (et c'est tant mieux), le système de paliers fait que la bascule du scoring peut être violente.
- L'une des deux conditions de fin de partie est lorsqu'un joueur finit son second tableau. oui, c'est ça : nous ne faisons que 2 tableaux dans la partie ! En considérant le point précédent, nous aurions tous 3 préférés, des tableaux plus faciles à réaliser afin de pouvoir faire 4 à 5 tableaux dans la partie.
- j'ai adoré l'idée de retourner la carte ( une fois réunie tous les pigments requis) et découvrir ainsi ce qu'on a peint. Une sensation vraiment géniale. Mais pourquoi avoir triplé les tableaux ? Moins de surprise, moins d'intérêt à découvrir des tableaux, etc… ok, je sens qu'il y a une question financière mais quel regret !
- faire de la peinture noire rapporte… des points de prestige. sérieux ? Ok, cela permet une autre stratégie mais quand j'achète un jeu sur la peinture, c'est pour faire des jolis tableaux, pas de la peinture noire. Ou alors on fait un jeu sur Soulages et pas le bateau-lavoir.

Et la thématique dans tout ça justement ? A la base, cela me parle et généralement, je ne résiste pas aux jeux sur la peinture. En mettant de côté les jeux d'enchères, de culture picturale, etc… j'ai forcément comparé les couleurs du temps aux stratégiques Fresco et Pastiche. Et pour le coup, j'ai trouvé les couleurs du temps moins immersif que les des deux pré-cités.

Alors bilan de tout ça ?

Très clairement, le système de pose d'ouvriers permettant d'en laisser un au même endroit d'un tour à l'autre me donne furieusement envie d'y rejouer. Les extensions incluses dans la boîte ne semblent pas pouvoir atténuer les points qui nous ont perturbés mais forcément, cela constitue une seconde bonne raison pour y retourner.
Donc du plaisir… mais pas encore d'enthousiasme débordant. On verra si cela évolue avec la seconde partie…

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