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test pandémie contagion

test pandémie contagion

Fini de jouer les bons samaritains, aujourd’hui les rôles sont inversés, après avoir combattu farouchement la maladie dans Pandémie, voici que vous êtes devenu à votre tour le mal, celui qui va détruire l’humanité. Armé de vos germes, virus et autres microbes vous allez vous lancer à la conquête mortuaire du monde. Éradiquer des villes, faire un maximum de morts et devenir la maladie la plus mortelle que le monde est connue, telle est votre mission !

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Pandemie : Contagion
Un jeu de Carey Grayson
Illustré par Chris Quilliams
Publié par Filosofia
2 à 5 joueurs
A partir de 14 ans
Langue de la règle: Française
Durée: 30 minutes
Prix: 20,00 €


Préambule

Pandémie, c’est à la base un jeu coopératif, dans lequel vous allez vous serrer les coudes afin de contrer les maladies mortelles qui ravagent le monde. Le jeu se présente sous la forme d’un plateau où sont représentées les plus grandes villes mondiales. Après avoir connu plusieurs extensions, Contagion est cette fois-ci un stand alone que l’on doit à Carey Grayson, auteur de Railways Express ou Birds on a Wire, des jeux sortis uniquement aux États-Unis. Ce monsieur n’est pas l’auteur du pandémie original que l’on doit à Matt Leacock.

Filosofia, l’éditeur, propose depuis plusieurs années Pandémie, que ce soit le jeu de base (qui a été relooké) ou ses extensions. Filosofia possède un catalogue large et propose de nombreux jeux de plateaux, mais aussi de cartes, souvent dérivés de leurs licences. Je pense notamment à Catane. Voir arriver un jeu de cartes tiré de Pandémie n’est donc pas une surprise.

Règle

Vous l’aurez compris vous allez jouer le rôle d’une maladie, et votre but sera d’avoir le plus de points à la fin de la partie. Tout ceci en tuant le maximum de personnes, en éradiquant des villes entières.

Votre plateau personnel comportera 12 cubes à votre couleur, un rappel des actions et 3 lignes comportant plusieurs niveaux allant de 0 à 4. Une ligne pour l’Incubation, qui va déterminer combien de cartes vous allez pouvoir piocher, une pour l’Infection qui va préciser le nombre de cubes que vous allez pouvoir poser, et la dernière pour la Résistance qui va vous permettre de résister au retrait de vos cubes sur les cartes ville à cause des cartes OMS.

Le jeu se déroule en 12 tours, représentés par 9 cartes évènements et 3 OMS. Ces cartes prises au hasard vont ajouter des bonus et des malus à chaque tour, mais aussi provoquer un décompte des morts lorsque 2 cartes avec une tête de mort sortent. Lorsque c’est un symbole ville qui sort, on tire une nouvelle cité à infecter que l’on ajoute sur la table.

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À votre tour de jeu, vous pourrez jouer 2 actions parmi les 3 proposées.

Piocher des cartes : le nombre est déterminé par votre niveau d’incubation.
Infecter une ville : permets de poser des cubes sur une ville, en défaussant 2 cartes de la même couleur que la ville choisie, s’il s’agit d’une nouvelle ville. Et 1 seule carte si vous désirez juste étendre votre infection à une ville ou vous êtes déjà présent. 2 cartes de n’importe quelle couleur peuvent former un joker.
Renforcer la maladie : dans le but de résister aux OMS.

Sur les cartes villes est indiqué, le nom de la cité, le pays, un pouvoir en bas qui sera gagné par le dernier à avoir infecté la ville lors du décompte et 3 chiffres en haut à droite. Le chiffre en rouge représente le nombre d’habitants que comporte la ville, en million. Pour éradiquer une ville le nombre total de cubes sur une carte tous joueurs confondus, devra être supérieur à ce nombre. Les 2 autres chiffres servant lors des décomptes de bilan.

Le jeu prend fin lorsque toutes les cartes évènements et OMS ont été tirées, ou bien s’il ne reste que 2 villes à éradiquer au centre de la table.

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Matériel

Pandémie Contagion est principalement un jeu de cartes, cependant on trouve à l’intérieur de la boite des mini plateaux pour chaque joueur, comportant chacun une couleur. Cette couleur on la retrouve dans les cubes que chaque joueur va prendre et mettre dans la boite de pétri, qui va s’encastrer dans le creux du plateau. Une excellente idée qui contribue à l’immersion dans le jeu. Ce n’est pas grand-chose, mais j’ai trouvé cela fort sympathique. Enfin, un plateau de score permettra de voir votre progression. La règle est bien mise en page et les exemples clairs. Les cartes quant à elles, sont toilées et facilement lisibles, même si les illustrations restent assez simples, bien qu’étant raccord avec le thème.

J’ai trouvé l’ensemble épuré, mais parfaitement lisible et en accord avec le thème maladif du jeu, ça peut sembler froid … comme le carrelage d’un hôpital. Les couleurs bien choisies évitent l’écueil de la monotonie, et ce duo jaune/violet donne un certain caractère au style graphique employé.

Une excellente édition qui ne souffre, à mes yeux, d’aucun défaut.

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Ressenti durant la partie

La première partie n’est pas forcément simple, car il faut du temps pour bien assimiler le jeu, qui propose une très belle courbe d’apprentissage. On apprend au fur et à mesure des tours, testant des combinaisons et tentant d’être sur tous les fronts. Il faut garder à l’esprit que le nombre de tours est limité et que l’infection passera obligatoirement par les cartes, augmenter rapidement son nombre de cartes en main et à tirer est mes yeux une bonne stratégie. C’est assez cérébral, sans pour autant provoquer des méningites, c’est rapide et fluide. Bien entendu nous ne sommes pas devant un jeu d’ambiance, mais ce n’est pas pour autant que vous ne prendrez pas plaisir à malmener ces humains, tout en grillant la place à vos adversaires. Le matériel ainsi que les choix éditoriaux permettent de bien se plonger dans le jeu, et complètent l’expérience.

Je n’ai jamais ressenti d’injustice ou eu l’impression d’être bloqué après mes différentes parties, bien entendu j’ai pu râler quelques fois après le hasard de le pioche, ou une attaque OMS qui vient ravager le plan que vous veniez de mettre en place le tour d’avant, mais malgré cela j’ai pris du plaisir à jouer. Le jeu est assez dur, car limité dans les tours, mais offre malgré tout des prises de risques intéressantes et une adaptation aux situations qui demandent réflexion. L’aspect coopératif du premier pandémie n’est plus présent, mais ce n’est que pour mieux vous lier contre les habitants de ces grandes métropoles.

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Durée de vie

Pandémie Contagion propose de jouer de 2 à 5 joueurs, une configuration assez large pour des parties assez courtes, mais intenses. De plus, il propose une courbe d’apprentissage assez importante, et je dirais même une courbe d’expérience, car c’est en jouant et en testant que l’on apprend réellement à jouer au jeu. Par ailleurs les différentes pioches étant tirées au hasard, les parties ne se ressemblent pas. La configuration à 2 est tout à fait jouable, même si un pseudo troisième joueur doit intégrer la partie pour la phase d’infection.

Bien entendu vous ne pourrez pas jouer à Pandémie Contagion avec votre petit dernier de 3 ans, ni forcément avec vos grands parents, car le thème ne séduira pas tout le monde et surtout il demande d’avoir déjà une certaine expérience du jeu. Non pas qu’il soit totalement inaccessible aux novices, c’est juste qu’il est assez calculatoire et avec de nombreux paramètres à prendre, assez pour perdre un nouveau joueur (et puis pour un premier jeu, il y a plus fun que de jouer une maladie).

Hormis cela le jeu se renouvellera assez bien, et sera amusant à proposer pour des parties courtes ou bien pour changer des thèmes habituels.

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Avis

Il faut le dire, Contagion ne fait que partager viral son thème avec son grand frère, car le reste est bien différent du jeu coopératif que nous connaissons. Je sais que cela pourra choquer certain, et que l’on pourra lire que celui-ci n’a que peu de rapport avec le premier et que Filosofia surfe sur la licence. Effectivement sorti de son nom, son thème, les villes et son style graphique, le reste n’a que peu de chose à voir. Fini la coopération, adieu le plateau, au revoir les pions, et surtout il ne s’agit pas du même auteur, mais j’ai envie de dire et alors ? Car oui Contagion n’est pas une « suite » du Pandémie original, et pourtant il emprunte assez de choses pour pouvoir se nommer pandémie et rejoindre cette famille, tout en proposant une nouvelle expérience qui nous met de l’autre côté de la barrière. Il aurait alors été bête de ne pas utiliser cette licence pour faire bénéficier d’une certaine notoriété au jeu, c’est de bonne guerre, sans être dénué de sens ni même d’intérêt pour le joueur.

Ce point ayant été abordé, voici mon avis. J’ai aimé Pandémie Contagion, c’est un jeu aux règles assez simples, mais qui propose malgré tout un certain challenge. Un jeu sur lequel on aura plaisir à revenir pour tenter de nouvelles choses. Il est certes parfois rude, mais ce n’est que mieux nous gratifier lors d’une attaque rondement menée qui nous apporte en récompense son lot de points. Son thème original interpellera, et sans être un jeu à l’immersion palpable, l’expérience sera intéressante et jouer une maladie ne se présente pas tous les jours. Il est à réserver à un public réceptif, à qui il saura dévoiler toute sa force et sa vigueur.

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