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Test : Celestia

Test : Celestia

Dans le monde du jeu il n’est pas rare que certains titres affichent une rupture de stock. Parfois réédité immédiatement, d’autres plus tardivement, certains jeux restent malgré tout sur le carreau, et les joueurs sur leur faim. D’autres sont réédités plusieurs années après en changeant au passage de forme et en effectuant un petit lifting. Parfois quelques détails changent et parfois c’est plus important. Celestia fait parti de ceux-là, réédition rethématisée de Cloud 9, le jeu est de retour sur les étals, pour le plus grand plaisir des joueurs, qu’ils y aient déjà joué ou pour une découverte.

 

Baptême de l’air

 

Quoi de mieux qu’un dirigeable pour une petite balade dans les airs, surtout lorsque celui-ci est superbe. Car oui vous n’avez pas pu passer à côté, Celestia propose de jouer avec un magnifique dirigeable, enfin plutôt un aéronef, qu’il vous faudra monter à l’ouverture du jeu. Mais le reste du matériel n’est pas en reste pour autant. Un soin tout particulier a été apporté au jeu sur ce point lors de sa rethématisation. D'ailleurs, le nouveau thème colle parfaitement au jeu et lui donne un côté onirique sympathique et frais. Rendant le tout plus graphique, mais également plus logique. Le plateau a laissé place à des tuiles ovales que vous pourrez disposer en ligne droite ou d’une tout autre manière, du moment que l’ordre est correct. Toutes les cartes ont également été revues, et proposent désormais non plus des chiffres, mais des symboles vous permettant de contrecarrer les dés. De même que chaque tuile Cité propose aussi de remporter des cartes lorsque l’on s’arrête à leurs niveaux pour comptabiliser les points, mais aussi pour vous proposer différents pouvoirs, pouvant agir sur vos actions ou celles des autres.

Ce sont tous ces petits ajouts qui font de Celestia une réédition réussie, enfin plutôt un remake réussi de Cloud 9, qui tout en respectant le matériel de base ajoute de nouvelles règles et manière de jouer, ce qui amplifie l’expérience de jeu et la renouvèle.

Vous l’aurez donc compris le matériel est très réussi et la refonte également. Excellent travail d’édition de la part de Blam !

 

 

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Prendre son envol

 

Dans Celestia le but est d’être le premier à obtenir au moins 50 points. Pour cela à tour de rôle vous allez jouer le capitaine de l’aéronef, et vous allez tenter de monter le plus haut possible sur l’échelle des cités, où chacune rapporte plus de points que la précédente. Pour ce faire, vous allez devoir lancer 4 dés. Ensuite aux autres joueurs de juger s’ils pensent que vous possédez ou non les cartes nécessaires pour avancer sur la piste. Si ce n’est pas le cas soit le ou les joueurs descendent à cette escale et récupère une carte correspondante, soit ils vous font confiance (quel que soit le nombre resté dans l’aéronef). Vous défaussez alors les cartes concernées si vous les possédez et vous avancez, dans le cas contraire le vaisseau s’arrête et tous les voyageurs repartent à la case départ bredouille. Un nouveau voyage débute alors avec le joueur de gauche, une fois que tous les joueurs ont récupéré une carte pour contrer les évènements.

Voici un bref résumé pour vous donner une idée de la mécanique du jeu, mais bien entendu d’autres subtilités parsèment la règle comprise avec le jeu.

 

 

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Avez-vous fait bon voyage ?

Il est temps de revenir et de parler des voyages que j’ai pu effectuer avec mes camarades, à bord de cet aéronef. Les changements sont minimes pourtant ils sont bien là, et renforce encore plus l’expérience de jeu, les pouvoirs taquinent les joueurs et le fait d’avoir thématisé le jeu permet d’unifier celui-ci et de le rendre plus clair, mais aussi bien plus joli.

On avance petit à petit récoltant quelques cartes, puis vient son tour d’être le capitaine avec ce que cela implique de défausse de cartes durement acquises. Les dés sont lancés que des blancs, pas de doute tout le monde suit, puis au lancer suivant les symboles s’accumulent, le doute s’installe alors. Les regards se croisent, certains préfèrent descendre tandis que d’autres restent avec le capitaine. Grand bien leur fasse, car le capitaine possédait les bonnes cartes, l’aéronef continue son ascension tandis que la valeur des points grossit. Et là c’est le drame, le hasard n’est pas clément et le capitaine ainsi que les passagers restés à bord de l’appareil tombent, c’est la fin du voyage. Mais point de larme, car un nouveau voyage débute déjà.

 

 

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Le bluff est toujours présent de même que les choix et le hasard bien entendu par la présence des dés, même si le nombre joué augmente avec l’avancée dans les cités. Et ce hasard fait aussi tout le sel du jeu, puisqu’il faudra faire confiance ou non au capitaine du tour, tout en essayant de ne pas être trop gourmand même si le dernier palier est de 25 points tout de même. Un joli mélange de choix, de prise de risque et de stop ou encore, des mécaniques qui fonctionnent à merveille et rendent le jeu tendu et dynamique.

Les règles n’étant pas très compliquées, Celestia est jouable avec un public large, d’autant plus que les parties restent assez courtes et que le thème et le matériel attire tout de suite l’œil. Un joli jeu qui sera facile de sortir à de nombreuses occasions.

 

 

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Repartir en voyage

 

Celestia est une excellente réédition, et un bon exemple de ce qu’il est possible de faire lorsque l’on veut moderniser un jeu et le rendre plus profond sans toucher au matériel de base. Mais pour autant c’est aussi un excellent jeu pour ceux qui ne connaitraient pas la première version, joli et simple à prendre en main. Celestia saura s’inviter dans n’importe quelle soirée jeux, et cela, pour le plus grand plaisir des joueurs qui auront tout le loisir de laisser parler leurs fourberies, mais aussi de tenter leur chance et surtout de partir pour un voyage merveilleux.

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