Space Walk encore et c'est bien

Space Walk encore et c'est bien
Docteur Mops

Voici un auteur dont on ne vante jamais assez les mérites : Rüdiger Dorn ! Eh ! Bien ! En voilà une bonne d’occasion puisque que nous pouvons actuellement trouver dans les boutiques une nouvelle édition de « Space Walk », publié initialement en 1999 chez Ravensburger.

Cette nouvelle version nous vient du Portugal via l’éditeur Morapiaf qui nous avait déjà donné une bien belle réédition de « Savannah Café ». Il va falloir les avoir à l’œil ceux là !

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Si vous avez raté la perte de la Lune en 1999, vous avez peut-être aussi éclypsé la première édition de « Space Walk » et croyez-moi, il y a peu de rapport avec le moonwalk ! Encore que si ! Mais on s’en fiche un peu.

Dans l’espace, nous avons envoyé des vaisseaux. Des petits, des grands et puis aussi des plus moins grands pour faire bonne figure. Et tout le monde de tourner en orbite (de quoi ? On se le demande !) en écoutant les valses de Vienne tout en jouant aux Échecs avec Hal. Le truc c’est que l’espace est un peu encombré du coup… Comme en orbite se trouvent aussi des trous noirs (ben voyons…), en donnant des petits coups de coudes, on devrait pouvoir se retrouver un peu moins nombreux. Le souci avec les trous c’est que si les autres peuvent tomber dedans : nous aussi…

Nous avons donc un joli plateau avec une piste circulaire. Une grande et une petite section qui est faite quand on joue avec peu de joueurs.

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L’orbite : un voyage inattendu

Nous allons commencer dans un premier temps par placer nos vaisseaux en orbite. On peut placer ses vaisseaux n’importe où sur la piste aux étoiles mais… Il est interdit de mettre deux vaisseaux de mêmes tailles sur la même case. Ils sont trop jaloux sinon. Hormis cette règle, on fait ce qu’on veut.

Une fois que toutes les agences spatiales ont placé leurs 9 vaisseaux, on va se mettre à tourner. C’est à vous de jouer ? Alors vous allez choisir une case où se trouve au moins un de vos vaisseaux et vous allez tous les avancer. On commence toujours obligatoirement par avancer les gros puis les moyens puis les petits. S’il y en a plusieurs de même taille (Je sais que c’est interdit mais vous verrez qu’en cours de partie cela va arriver avec les déplacements) on peut choisir lequel partira en premier.

Pour la distance… Le premier vaisseau avance d’une case, deux pour le suivant puis trois, etc. C’est simple.

Ce qui est dramatique mais amusant mais dramatique mais amusant c’est que quand un vaisseau arrive sur une case Trou Noir pffffffft ! Il disparaît ! C’est bien hein ! Surtout si c’est un vaisseau adverse bien sûr…

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D’ailleurs puisque nous parlons de ça, la partie se termine quand un joueur vient de perdre son dernier vaisseau.

Alors en plus de râler, le joueur éliminé marquera 0 points. Ça fait ricaner les autres en général. Parmi ceux qui restent, il suffit de compter les points : 4 pour un gros vaisseau, 3 pour un moyen et 1 pour un petit maigrichon. Et puis 2 point par Jeton restant.

Comment ? Ha ! Oui ! Je ne vous avais pas encore parlé des jetons. Il se trouve que c’est maintenant. C’est bien foutu cet article non ? Chaque joueur dispose en début de partie de 4 ou 3 jetons suivant le nombre de cosmonautes présents pour jouer. Pendant son tour, on peut dépenser un jeton pour faire des choses supplémentaires : Rejouer tous les vaisseaux d’une case ou juste un des siens d’une case. Par contre, on ne peut utiliser qu’un jeton par tour et, vous avez donc lu plus haut que les conserver permet de gagner des points.

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Si vous n’aimez pas trop les jetons ou que cela vous fait peur d’avoir les jetons… Il existe une règle avancée avec des cartes.

Chaque joueur possède au départ les mêmes 8 cartes. Quand vient notre tour, on jouera une de nos cartes et on effectuera les instructions figurant dessus. Là, nous aurons donc en plus une gestion de main à faire durant la partie parce qu’on ne récupérera ses cartes qu’après les avoir toutes jouées.

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Des p´tits trous, des p´tits trous, toujours des p´tits trous

Autant ne pas vous raconter de carabistouilles, « Space Walk » possède un thème plaqué sur un jeu abstrait. Pourquoi pas ? D’autant plus « pourquoi pas ? » que cette version illustrée par Madalena Matoso de manière agréablement naïve n’essaye pas de nous en mettre plein la vue. C’est à la fois mignon et sobre.

Côté gameplay, c’est toujours du tout bon. Pour sûr, on retrouve des sensations d’Awele mais avec un côté beaucoup plus opportuniste et curieusement moins calculatoire. C’est à la fois délicieusement méchant et malin, simple à jouer mais avec un chalenge qui va titiller nos neurones tout en pestant contre l’adversité et nos vilains et perfides concurrents. C’est abordable dès 8 ans et ça n’ennuie pas les vieux. Alors plus aucune raison de ne pas s’envoyer en l’air !


Space Walk
Un jeu de Rüdiger Dorn
Illustré par Madalena Matoso
Publié par Morapiaf
2 à 5 joueurs
A partir de 8 ans
Langue des règles: Française, Allemande, Anglaise, Espagnole, Néerlandaise, Italienne, Polonaise, Suedoise, Portugais, Russe
Durée: 20 minutes
Prix: 24,00 €


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Comments (1)

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Lapinesco
Lapinesco

Le jeu est super beau, un awalé bien repensé comme fond de mecanique -> acheté directe la semaine dernière :)

par contre le plateau n'est pas comme sur votre photo, esthetiquement si, par contre la hauteur est apportée via les 4 piliers noirs (cf le dessin de la regle) et non par le plateau qui se plie.