Docteur Mops

Orléans, vous aimez les jeux aux noms de villes ?

Orléans, vous aimez les jeux aux noms de villes ?

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Nous vous en avions parlé assez rapidement, parmi les jeux de gestion à l’allemande du dernier salon d’Essen, nous ne pouvions pas passer à côté d’Orléans de Reiner Stockhaussen paru chez DLP games. Pour la même raison que le jeu Royal Mops mais chacun son tour. Aujourd’hui c’est Orléans.

L’éditeur renoue avec son auteur fétiche qui en est aussi le boss ce qui explique cela. Reiner Stockhausen n’est pas spécifiquement connu pour ses jeux à destination des joueurs connaisseurs mais plutôt pour son célèbre Ligretto. Plus récemment, nous avions pu découvrir son Siberia publié en français chez Oya et les plus anciens se souviendront peut-être de Dolce Vita, un petit jeu d’achats particulièrement retord (et moche) qui remonte déjà au siècle dernier.

Orléans renoue donc avec cette tradition des noms de villes dont le jeu n’a finalement que peu à voir avec le thème si ce n’est que pourquoi pas là puisque le titre n’a pas encore servi.

Nous découvrirons dans cet Orléans un principe que nous retrouvons dans plusieurs jeux du moment : de la gestion de pioche en sac.

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Le plateau de jeu (ou plutôt les plateaux) représentent les différentes avancées des joueurs dans diverses qualités, une carte permettant de se déplacer dans l’orléanais pour que les commerçants puissent y collecter les multiples fournitures qui rapporteront des points de victoires en fin de partie mais aussi les fameux plateaux de jeu individuels qui permettront aux joueurs de se spécialiser et d'envoyer leurs ouvriers dans divers lieux pour profiter des actions qui y sont proposées. Normalement, les amateurs devraient vite se retrouver en terrain connu.

Le but du jeu

Pas de surprise non plus, il faut ici accumuler le plus de points de victoire. Pour cela il faudra récupérer le plus de marchandises, être développé, riche, et avoir plein d’employés. Plein aux as mais pour le bonheur des habitants, de la ville, du pays. Rien de personnel là-dedans bien sûr. Vous allez bien les péquenauds au fond du sac ?

Une partie se déroulera en un temps fixe, à savoir 18 tours de jeu décomposés chacun en 7 phases distinctes.

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Et quand c’est à moi je fais quoi ?

La première phase c’est le temps qui passe. Il existe une pile de 18 jetons temps qui permettront aux joueurs de connaître l’avancement de la partie mais aussi l’événement qui va modifier ce tour précis de jeu. Cet événement est un peu l’ambiance du moment et chaque joueur y sera soumis. Si l’on découvre l’événement en début de tour, celui-ci ne sera résolu qu’à la phase 6 ce qui permet de prendre les mesures nécessaires. Ou pas.

La deuxième phase est extrêmement rapide puisqu’il s’agit de savoir quel joueur possède le plus de fermiers et celui qui en possède le moins. Il suffit de regarder la piste des fermiers. Le plus fort touche une pièce, le plus faible paye. C’est cruel mais c’est comme ça.

Dans la troisième phase, il est temps de faire appel à nos gentils disciples. Comprenez par là : les gens qui bossent pour nous. Pour le moment, ils attendent gentiment dans leur sac de pioche. On plonge donc la main dedans et on découvre qui est dispo pour ce tour.

Au fur et à mesure de la partie, on pourra recruter. Notre sac à malice deviendra donc plus conséquent. En début de partie tout le monde commence avec quatre gugusses. Pour en posséder plus, il faudra augmenter notre score de chevaliers. Il faut bien surveiller tous ces fainéants…

Ces brillants travailleurs se retrouveront donc au marché, notre plateau individuel et il est temps de passer à la phase suivante.

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La quatrième phase consiste en effet à placer nos disciples sur les différents endroits du marché dans le but d’activer les pouvoirs des lieux qui nous intéressent. En général les lieux demandent entre 1 et plusieurs disciples précis pour pouvoir fonctionner. On peut très bien laisser un disciple en attente sur un lieu incomplet pour un prochain tour.

Pour former un nouveau Fermier par exemple, nous aurons besoin d’un Batelier et d’un Artisan. Ne demandez pas comment ils s’y prennent, c’est la vie et puis c’est tout.

La phase 5 coule donc elle aussi de source (Gerbier-de-Jonc plus précisément) car c’est là que les actions correctement activées sont effectives.

On fait un tour de table et chacun peut effectuer une action correctement attribuée en disciples ou passer. Passer c’est aussi terminer son tour.

En plus des disciples, le jeu propose des Technologies. La technologie c’est bien. Cela remplace un Disciple mais elle au moins reste en place et ne retourne pas dans le sac. Rassurez-vous le problème du chômage n’est pas abordé ici.

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La phase 6 … vous vous souvenez ? Oui c’est la résolution de l’événement. Pour vous donner quelques exemples, les Revenus vous apporteront des brouzoufs suivant la qualité de votre développement, la Moisson vous oblige à nourrir les manants et à dépenser une tuile de nourriture ou … payer 5 pièces ou… être torturé. Un peu de justice quand même !

La peste fait perdre des tuiles de persos bref vous allez sentir les petits aléas de la vie et parfois assez profondément. N’oublions pas que nous sommes dans un jeu plutôt fourmi que cigale.

La phase 7 c’est juste histoire de dire qu’on rajoute une phase pour faire sérieux puisqu’on change juste de premier joueur.

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Quand on arrive en ville

Le marché est donc un des éléments central du jeu. Voyons, pour avoir un petit goût en bouche, quelques exemples d’actions possibles.

La ferme est l’endroit où… l’on produit des fermiers. Oui il faudra s’y faire c’est dans ce sens là. Les fermiers font pousser du blé ou élèvent du bétail mais les patrons (donc nous) élèvent des fermiers.

L’artisan c’est bien aussi puisque nous pouvons rajouter un Artisan dans notre sac à gens mais on prend aussi une Technologie.

Bien entendu, nous pourrons également agrandir la ville. Toutes les actions ne sont pas dispos en début de partie, il faudra construire de nouveaux emplacements pour débloquer les nouvelles actions. Ainsi pour avoir plus de Chevaliers donc plus de Disciples, il faudra construire le château. C’est logique.

Avec le Monastère, on peut générer du Moine. C’est bien le Moine en plus de chanter et de faire du fromage, c’est une sorte de joker qui remplace un peu tout le monde et comme nous respectons les tonsures, aucune Technologie ne peut remplacer le Moine. (Visiblement l’imprimerie orléanaise n’a pas encore vu le jour)

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Oui mais bon, on ne se ballade jamais ?

C’est vrai, il y a un plateau avec des routes, un fleuve et des rivières ? Ça sert à quoi ?

Avec les Bateaux et les Wagons, on pourra déplacer son pion marchand qui va alors se balader sur cette carte pour récupérer les précieuses tuiles Marchandises.

Ce n’est pas les occupations qui manquent à Orléans !

Je vous passe les détails car vous pourrez potasser tout cela tranquillement vu que vous allez trouver ici même les règles en français (le jeu n’est dispo qu’en allemand et anglais).

Histoire de savoir un peu où tout cela se dirige voici les gains que nous allons avidement rechercher :

  • 1 point par pièce
  • 5 par tuile Brocard… Ha non pardon… Brocart
  • 4 par laine
  • 3 par vin (c’est vrai que ce n’est pas la région)
  • 2 par fromage
  • 1 par céréale

Il est important également d’avoir construit des postes de commerces et formé des citoyens qui rapporteront des points en fonction de notre développement.

Comme d’hab, le plus riche l’emporte.

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Voilà donc un aperçu qui devrait soit vous faire fuir immédiatement ou au contraire vous donner envie d’aller monter votre petite entreprise dans la cité de Jeanne. Pour le moment nous n’avons aucune information viable sur une possible traduction française. Nous vous tiendrons au courant. Les boîtes de la première édition devraient apparaître en novembre dans les boutiques d’imports si vous n’avez eu les primeurs d’Essen 2014. Si c’est le cas petit veinard, n’hésitez pas à venir nous faire partager vos expériences de jeux en commentaires et avis. Nous comptons sur vous !

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Orléans
Un jeu de Reiner Stockhausen
Illustré par Klemens Franz
Publié par dlp games
2 à 4 joueurs
A partir de 12 ans
Langue des règles: Allemande, Anglaise
Durée: 90 minutes
Prix: 50,00 €
Disponible en boutiques d'imports ou bientôt


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Comments (5)

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oni60
oni60

J'en profite juste pour dire que je viens d'éditer le fichier de règle (qui est en lien dans l'article).

Le précédent comportait des fautes et des phrases peu compréhensible.

Ya-Vyemma
Ya-Vyemma

Perso, je me suis fendu la poire à lire cet article.

Sans déconner, avec de l'humour, une règle ça passe vachement mieux

duinhir
duinhir

ou un sticker d'une officine à coller sur le plateau

Tom Vuarchex
Tom Vuarchex

Pour une fois qu'un jeu mériterait vraiment un goodie "Tric Trac" avec Mops en moine trappiste et Phal en crieur publique

Harry Cover
Harry Cover

Orléans se place dans mon trio de tête d'Essen 2014, ce jeu de bag building est à la fois innovant et totalement classique, reste à confirmer ses qualités sur plus de parties !

Merci à Kenran de me l'avoir fait essayer