Critique de Forbidden City

Par arthelius

Published on Nov 19, 2018 • Lecture 3 min.

Critique de Forbidden City


Reiner Knizia revient à sa passion : l’Asie avec Forbidden City, un jeu de placement de tuiles et d’opportunisme. Et dans les critiques de jeu, après Blue Lagoon sorti récemment. Un jeu proche ou éloigné de ses habitudes créatrices ? Nous allons le voir de suite.


Le labyrinthe des conseillers


On place au centre de la table, la tuile correspondant au niveau de difficulté choisi puis chaque joueur reçoit un jeu de tuiles au dos de la même couleur. À 2, chaque pile comporte 6 tuiles de plus. À son tour de jeu, on tire la première tuile de sa pile et on la pose sur la zone de jeu, adjacente à une autre. Sur ces tuiles, vous trouverez des conseillers à votre couleur, indispensables pour être majoritaires, des dragons qui rapportent 3 points, des murs et enfin des portes. Le sol est aussi d’une couleur. Le but étant de former des salles d’une même couleur, puis de les fermer pour remporter des points. 1 point par tuile plus 3 par dragon présent. Sauf que si une ou plusieurs autres salles sont adjacentes à celle fermée, accessibles par des portes dans ce cas, elles sont ajoutées au calcul. Le joueur majoritaire dans la salle remporte le nombre de points en pièces, tandis que le second en reçoit la moitié. La partie prend fin lorsqu’il ne reste plus que 2 tuiles par pile, dans ce cas, on les retourne et gagne des points en rapport. On procède aux comptes, le joueur avec le plus de points remporte la partie.

 

Tric Trac


Temple en boite


À l’intérieur, vous trouverez un joli temple à monter, très joli, que l’on s’empressera de retirer pour mieux voir les tuiles en jouant. Pour le reste c’est tuiles en quantité et pièces trouées. Graphiquement, c’est hyper classique, d’ailleurs, on voit assez mal le « 2 » sur les tuiles foncées. La boite est sympa et j’aurais bien aimé retrouver ce style à l’intérieur, mais le jeu se déroulant en vu du dessus dans un temple, il était compliqué de mettre ce thème en avant. Par contre les sachets manquent vraiment pour ranger toutes les tuiles, pour les séparer sans qu’elles se mélangent dans la boite, difficile donc de ranger sa boite debout. Une édition vraiment classique, ni bonne ni mauvaise.

 

Tric Trac


Combo de points


Les règles sont simples, à chaque tour, on doit poser la tuile que l’on a en main. Par contre, il sera bien plus compliqué de savoir où la poser afin de prévoir les gains sur les prochains tours, tout en n’aidant pas trop les autres joueurs. Le nombre de conseillers est assez limité et se précipiter pour fermer les salles fera gagner des points immédiatement, mais vous fermera aussi des possibilités de gains plus importants par la suite. Il faut compter et espérer avoir la bonne tuile pour ainsi réaliser de bons combos, mais c’est souvent payant. Difficile parfois d’obtenir avec le hasard, les bonnes tuiles au bon moment, ce qui pourra être frustrant. Pour ma part, j’ai ajouté une petite variante : piocher 3 tuiles, en jouer une, et en repiocher pour refaire sa main. Ainsi, le jeu est plus tactique et moins frustrant. J’espère que le Dr Knizia ne m’en tiendra pas rigueur.
Le jeu est assez retors et les calculs sont fastidieux vers la fin, ce qui me fera dire que les 8 ans indiqués sur la boite ne seront pas forcément judicieux, même si les règles sont faciles à comprendre. Jouable de 2 à 4 joueurs pour des parties de 30 minutes. La configuration à 4 est la plus chaotique, mais aussi celle qui permet de s’en mettre facilement plein la panse, si on est assez opportuniste et un peu chanceux. À 2 le jeu est hyper contrôle, et l’opportunisme encore plus fort (sauf avec la variante). La durée de vie est bonne, surtout que le jeu propose deux manières de débuter, et le hasard de la pioche renouvèle bien le jeu, même si celui-ci reste assez mécanique. Enfin, le thème ne ressort pas plus que cela, car Forbidden City est un jeu abstrait avant tout, avec un thème interchangeable.

 

Tric Trac

Tric Trac


Un peu de finesse ?


Forbidden City n’est pas le meilleur Knizia, mais cela ne l’empêche pas d’être un bon jeu. Calculateur, opportuniste, mais aussi un brin hasardeux. C’est pourquoi je vous conseille vivement d’y jouer avec ma variante afin de rendre le jeu plus tactique. Un jeu de placements simple rempli de combos, qui ne devrait pas décevoir les fans du docteur.
 


arthelius

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