This game has been added to the database at May 17, 2004

edition 1995

Standalone
Achetez le sur
Button to buy on PhilibertButton to buy on Boutique LudiqueButton to buy on Amazon
1737
réponses
37
followers
By : MOz | Monday, June 21, 2010 at 1:36 PM
Default
Damien973
Damien973
Proute dit :
viking dit :
Proute dit :Je triche, parce que ce n'est pas au cinéma que je l'ai vu, mais dans mon salon.

Il s'agit d'Okja, un film d'un réalisateur sud-coréen.

J'avais vu il y a deux ans la BA au cinéma, et étais persuadée que c'était un film pour les enfants, donc c'est ce à quoi je m'attendais, et je l'ai regardé parce qu'il ne me restait plus que ça sur mon disque des films à voir (je l'avais pris pour mes enfants qui n'étaient pas intéressés du tout).

Eh bien quelle surprise ! Le film est complètement décalé, tout le monde ou presque y est complètement barré, les traits caractérisant les motivations de chacun étant grossis tant au premier degré que ça en fait un second degré très fort.

Le scénario est très simple, puisque le film est résumé sur le wikipédia anglophone en une petite trentaine de lignes sans qu'il n'y manque rien.

Attention, la suite de mon petit laïus vous divulgâchera quelques surprises.

C'est en fait un film sur le problème de la surpopulation et l'un des moyens imaginés pour nourrir tous ces carnistes envahissant la planète (oui, nous, l'humanité). Une petite fille éleveuse d'un seul animal, mais considérée néanmoins comme telle, est au centre de l'histoire, ce qui donne l'impression au premier degré qu'il y a des méchants et des gentils, mais pas du tout, il n'y a en fait ni méchant ni gentil (de toute façon ils sont tous complètement barrés), simplement des gens avec leurs motivations différentes les uns des autres.

Le film dénonce quand même le spécisme, les ratages découlant des expériences sur le vivant (même si là ils sont exposés de façon très naïve, car dans la réalité les choses ne sont pas si évidentes), l'insémination forcée, l'absence totale de connexion avec le vivant (les scènes dans le labo, notamment), la propagande via la publicité et des actions fortes qui éclipsent la réalité, l'élevage de masse, le stockage des bêtes avant abattage et l'abattage (très soft par rapport à une certaine réalité que l'on peut facilement connaître aujourd'hui) avec la chaîne de transformation qui en découle. Et la façon dont le réalisateur nous rappelle, dans ce cadre, que les espèces non humaines ont aussi leur sensibilité et leurs intérêts à vivre.

Sous tant de naïveté, le film peut faire réfléchir sur tous ces sujets à condition de quitter ses œillères voire se sortir la tête du sable pour les plus autruchiens.

Quant à moi, j'ai adoré.

Du coup, si je puis me permettre, et si tu ne connais pas les autres films de Bong Joon-Ho, je ne peux que t'encourager à les voir (Okja est plutôt mineur à mes yeux par rapport à SnowPiercer et The Host, mais surtout ces deux chef-d'oeuvre que sont Mother et Memories of Murder). C'est, malheureusement, plus difficile à trouver (à part peut-être Snowpiercer, qui était même sur Netflix à une époque - et qui est, lui aussi, d'une merveilleuse fausse simplicité)

En effet, je ne les connais pas puisque c'est avec ce film que j'ai découvert le réalisateur. Et donc un coup de cœur.

Merci pour tes conseils, je vais essayer de me les procurer.

The Host est cité comme un "monster movie", ce qui à priori ne m'attire pas forcément ; tu peux m'en dire plus sans trop divulgâcher (ce que je crains de faire toute seule si je vais lire des informations à son sujet) ?

Il me semble que The Host est également sur Netflix (si cela peut aider)!

My top
lug
lug
Memories Of Muder est , je trouve un petit joyau , malgré un sujet assez dur , il y a quelques scènes d une poésie incroyable , saupoudré de moment sur réaliste.Tout de la photo , au montage sert un récit fort et marquant 
My top
No board game found
viking
viking
Proute dit :
viking dit :
Proute dit :Je triche, parce que ce n'est pas au cinéma que je l'ai vu, mais dans mon salon.

Il s'agit d'Okja, un film d'un réalisateur sud-coréen.

J'avais vu il y a deux ans la BA au cinéma, et étais persuadée que c'était un film pour les enfants, donc c'est ce à quoi je m'attendais, et je l'ai regardé parce qu'il ne me restait plus que ça sur mon disque des films à voir (je l'avais pris pour mes enfants qui n'étaient pas intéressés du tout).

Eh bien quelle surprise ! Le film est complètement décalé, tout le monde ou presque y est complètement barré, les traits caractérisant les motivations de chacun étant grossis tant au premier degré que ça en fait un second degré très fort.

Le scénario est très simple, puisque le film est résumé sur le wikipédia anglophone en une petite trentaine de lignes sans qu'il n'y manque rien.

Attention, la suite de mon petit laïus vous divulgâchera quelques surprises.

C'est en fait un film sur le problème de la surpopulation et l'un des moyens imaginés pour nourrir tous ces carnistes envahissant la planète (oui, nous, l'humanité). Une petite fille éleveuse d'un seul animal, mais considérée néanmoins comme telle, est au centre de l'histoire, ce qui donne l'impression au premier degré qu'il y a des méchants et des gentils, mais pas du tout, il n'y a en fait ni méchant ni gentil (de toute façon ils sont tous complètement barrés), simplement des gens avec leurs motivations différentes les uns des autres.

Le film dénonce quand même le spécisme, les ratages découlant des expériences sur le vivant (même si là ils sont exposés de façon très naïve, car dans la réalité les choses ne sont pas si évidentes), l'insémination forcée, l'absence totale de connexion avec le vivant (les scènes dans le labo, notamment), la propagande via la publicité et des actions fortes qui éclipsent la réalité, l'élevage de masse, le stockage des bêtes avant abattage et l'abattage (très soft par rapport à une certaine réalité que l'on peut facilement connaître aujourd'hui) avec la chaîne de transformation qui en découle. Et la façon dont le réalisateur nous rappelle, dans ce cadre, que les espèces non humaines ont aussi leur sensibilité et leurs intérêts à vivre.

Sous tant de naïveté, le film peut faire réfléchir sur tous ces sujets à condition de quitter ses œillères voire se sortir la tête du sable pour les plus autruchiens.

Quant à moi, j'ai adoré.

Du coup, si je puis me permettre, et si tu ne connais pas les autres films de Bong Joon-Ho, je ne peux que t'encourager à les voir (Okja est plutôt mineur à mes yeux par rapport à SnowPiercer et The Host, mais surtout ces deux chef-d'oeuvre que sont Mother et Memories of Murder). C'est, malheureusement, plus difficile à trouver (à part peut-être Snowpiercer, qui était même sur Netflix à une époque - et qui est, lui aussi, d'une merveilleuse fausse simplicité)

En effet, je ne les connais pas puisque c'est avec ce film que j'ai découvert le réalisateur. Et donc un coup de cœur.

Merci pour tes conseils, je vais essayer de me les procurer.

The Host est cité comme un "monster movie", ce qui à priori ne m'attire pas forcément ; tu peux m'en dire plus sans trop divulgâcher (ce que je crains de faire toute seule si je vais lire des informations à son sujet) ?

The Host est un film de monstres qui ne ressemble à aucun autre, qui manie les ruptures de ton de manière impressionnante : la créature est à la fois burlesque et effrayante et il jongle avec ça de manière hyper intéressante.

Mais c'est surtout un très beau film sur la famille, avec cette manière toujours de commencer par nous dépeindre des personnages ridicules (ici une famille de losers), pour nous faire peu à peu épouser leur point de vue, jusqu'à ce qu'on soit finalement complètement impliqués et attachés à eux. C'est la même trajectoire dans Memories of Murder : un duo de flics (l'un, des campagnes, violent et bourrin, l'autre, flic des villes, condescendant) qui part de la caricature pour faire rire pour finalement accoucher d'une tragédie poignante...

Accessoirement il y a un peu de satire politique : dès qu'on fait comme disent les américains, dans le film, ça finit mal!

Chakado
Chakado
Ah oui, ah oui !
Personnellement je n'ai pas vu Snowpiercer ni Okja, mais je dirais que The Host est justement un film de monstre à voir surtout si on n'aime pas les films de monstre ! Ça ne ressemble vraiment à rien d'autre dans le style. Ça ne cherche pas être réellement spectaculaire (les effets spéciaux de la créature sont plutôt risibles), même s'il y a de beaux moments de tensions. C'est surtout ce funambulisme constant entre comédie parodique, suspense et portrait de famille qui marche très très bien et qui surprend vraiment.

Et Memories of Murder, oh là là quel chef-d'oeuvre. Mais pour le coup ça n'est vraiment pas marrant.
galadriel
galadriel
Memories of Murder est vraiment très bon...
essayez MAN ON HIGH HEELS dans le registre polar venu de l'ORIENT...
My top
No board game found
Mr le Néophyte
Mr le Néophyte
Chakado dit
Et Memories of Murder, oh là là quel chef-d'oeuvre. Mais pour le coup ça n'est vraiment pas marrant.

+1, et je dirais la même chose pour Mother, excepté que pour le coup, il arrive à être marrant.

My top
No board game found
viking
viking
Ben c'est très drôle aussi Memories of Murder, c'est même burlesque : 

https://youtu.be/v4seDVfgwOg?t=66

Mais vous l'avez oublié parce que le flim vire au tragique
Mr le Néophyte
Mr le Néophyte
Pour continuer sur Maître Bong, vu son dernier bébé "Parasite" hier soir.
Un très bon film malgré un sujet assez bancal (l'intrusion dans la vie de gens "pas pareils"), traité avec son humour particulier et son bon goût pour l'absurde.
Excellement bien filmé et joué, comme d'habitude, et toujours pas de misérabilisme dans sa vision des laissés pour compte de la "nouvelle" Corée du Sud. 
Pour autant, je le mettrais un cran en dessous de Memories et Mother, peut-être parce qu'après une première moitié tendue et très intriguante, j'ai trouvé plutôt prévisible la suite des événements. Et aussi parce qu'il faut bien chipoter, des fois.
 
My top
No board game found
galadriel
galadriel
vu DARK PHOENIX
en bonne fan de l a première heure des X men (j'ai toujours strange N°1) , je l'ai trouvé bien sympa, même si c'est un reboot d'un film X-men...
bon, il est moins pourri !!!
maintenant j'attends d'aller voir TOLKIEN avec impatience
My top
No board game found
madcollector
madcollector
galadriel dit :(j'ai toujours strange N°1)

Respect cool

My top
No board game found
Default
galadriel
galadriel
madcollector dit :
galadriel dit :(j'ai toujours strange N°1)

Respect cool

c'est l'avantage de l'âge...

My top
No board game found
viking
viking
Mr le Néophyte dit :Pour continuer sur Maître Bong, vu son dernier bébé "Parasite" hier soir.
Un très bon film malgré un sujet assez bancal (l'intrusion dans la vie de gens "pas pareils"), traité avec son humour particulier et son bon goût pour l'absurde.
Excellement bien filmé et joué, comme d'habitude, et toujours pas de misérabilisme dans sa vision des laissés pour compte de la "nouvelle" Corée du Sud. 
Pour autant, je le mettrais un cran en dessous de Memories et Mother, peut-être parce qu'après une première moitié tendue et très intriguante, j'ai trouvé plutôt prévisible la suite des événements. Et aussi parce qu'il faut bien chipoter, des fois.
 

Ouaip, super film mais j'ai aussi tendance à préférer la triplette Memories of Murder, Mother voire The Host... Enfin c'est quand-même vraiment excellent

MasterZao
MasterZao
Vu Toy story 4 en famille ce dimanche, je l'ai trouvé excellent : de l'action, des moments d'émotions, on rigole, bref, un bon Pixar… et qui arrive à faire évoluer ses personnages de manière cohérente.
C'est rare de voir une franchise qui arrive à tenir la distance, et ça mérite d'être souligné !


Allez petit bémol histoire de dire : le coup du jouet fabriqué/recyclé à partir de déchets était vraiment une bonne idée, ouvrant sur un thème on ne peut plus d'actualité, mais j'ai trouvé que finalement c'était juste un prétexte pour lancer les péripéties. Dommage, ça aurait pu être un peu plus creusé que ça.

(Edit : Alors oui, il y a bien aussi la poupée Gabi Gabi dans son magasin ou les jouets perdus qui sont aussi dans le thème, mais c'est juste par rapport à Fourchette que j'ai surtout "tiqué", je trouve qu'il s'efface un peu trop vite dans la narration)
 
bachibouzouk
bachibouzouk
Vu Toys strory 4, et franchement bof.
Autant j’adore le thème magique de ces jouets qui s’animent en dehors de la présence des adultes (un peu comme dans Calvin et Hobbes, avec le tigre qui s’anime dans l’imaginaire de son enfant), autant là c’est à mon sens le film de trop.
J’aimais l’évolution d’Andy, l’attachement réciproque avec ses jouets, puis le recul, la mise en placard, le fait que les jouets acceptent leur destinées, mais dans Toys strory 4, les humains n’ont plus d’existence ou peu; les jouets pourraient etre remplacés par des hamsters ou des schtroumpfs ça serait pareil.

Pas un mauvais film en soit mais pas indispensable à mon sens.
(c’est juste pour émettre un avis contradictoire et non pas lancer une polimique avec l’avis précédent).
Potrick
Potrick
viking dit :
Mr le Néophyte dit :Pour continuer sur Maître Bong, vu son dernier bébé "Parasite" hier soir.
Un très bon film malgré un sujet assez bancal (l'intrusion dans la vie de gens "pas pareils"), traité avec son humour particulier et son bon goût pour l'absurde.
Excellement bien filmé et joué, comme d'habitude, et toujours pas de misérabilisme dans sa vision des laissés pour compte de la "nouvelle" Corée du Sud. 
Pour autant, je le mettrais un cran en dessous de Memories et Mother, peut-être parce qu'après une première moitié tendue et très intriguante, j'ai trouvé plutôt prévisible la suite des événements. Et aussi parce qu'il faut bien chipoter, des fois.
 

Ouaip, super film mais j'ai aussi tendance à préférer la triplette Memories of Murder, Mother voire The Host... Enfin c'est quand-même vraiment excellent

Déçu pour ma part...
Je trouve le film très prévisible dans sa première partie.
Je n'aime pas trop les jeux de massacre.
Sur un sujet voisin, je préfère de beaucoup UNE AFFAIRE DE FAMILLE, beaucoup plus empathique.

wink

Mr le Néophyte
Mr le Néophyte
Potrick dit :
viking dit :
Mr le Néophyte dit :Pour continuer sur Maître Bong, vu son dernier bébé "Parasite" hier soir.
Un très bon film malgré un sujet assez bancal (l'intrusion dans la vie de gens "pas pareils"), traité avec son humour particulier et son bon goût pour l'absurde.
Excellement bien filmé et joué, comme d'habitude, et toujours pas de misérabilisme dans sa vision des laissés pour compte de la "nouvelle" Corée du Sud. 
Pour autant, je le mettrais un cran en dessous de Memories et Mother, peut-être parce qu'après une première moitié tendue et très intriguante, j'ai trouvé plutôt prévisible la suite des événements. Et aussi parce qu'il faut bien chipoter, des fois.
 

Ouaip, super film mais j'ai aussi tendance à préférer la triplette Memories of Murder, Mother voire The Host... Enfin c'est quand-même vraiment excellent

Déçu pour ma part...
Je trouve le film très prévisible dans sa première partie.
Je n'aime pas trop les jeux de massacre.
Sur un sujet voisin, je préfère de beaucoup UNE AFFAIRE DE FAMILLE, beaucoup plus empathique.

wink

J'ai un peu de mal à comparer les deux, Parasite part largement plus du côté du burlesque qu'une Une affaire de famille, qui se veut beaucoup plus  réaliste.
En effet, c'est un très beau film, et je l'ai peut-être bien préféré à Parasite également.

(ouais mais Burning quand même...)

My top
No board game found
Chakado
Chakado
Midsommar

Bon, je ne sais pas trop quoi en penser, mais c'était intéressant en tout cas.
Je n'avais pas trop apprécié Hereditary, qui malgré de beaux moments d'étrangeté, m'avait laissé un sentiment global de vide et de vanité.
Il y a quand même davantage de choses à manger dans Midsommar. Même si ça reste encore beaucoup un film de metteur en scène un peu trop complaisant avec ses effets (mais des fois ça marche drôlement bien, que ce soit les plans zénithaux, ou le tourbillon de la scène de danse).
Mais l'ambiance est assez réussie, avec ces paysages trop beaux et ces adeptes trop immaculés pour être honnêtes. Le malaise est bien présent dès le début, car comme les protagonistes, on ne sait comment réagir à tous ces rituels sophistiqués : doit-on trouver ça touchant, noble, ridicule ? D'autant plus quand on est dans le rôle du touriste américain avec ses gros sabots qui essaie de ne pas juger... Cela donne lieu à des scènes assez drôles (en particulier la réjouissante inversion des rôles, quand c'est un anthropologue noir qui étudie les moeurs bizarres de cette communauté bien blanche et bien blonde).
C'est ce qui empêche les moments les plus bizarres de sombrer dans le ridicule : les scènes grand-guignol ou un peu over-the-top sont de toute façon contrebalancées par le malaise ressenti, né du décalage entre le ridicule de la situation et le sérieux que les personnages y mettent. Ça crée vraiment un sentiment très particulier, qui est propre au film.
Mais surtout, c'est le cheminement intérieur de l'héroïne, le propos sur le deuil et la rupture, qui font que le film se démarque vraiment et l'empêche d'être une pâle copie de The Wicker Man. L'actrice principale fait un boulot génial ; elle n'est pas à sa place, ni chez les Suédois, ni dans le groupe de touristes. Son isolement, son évolution et sa renaissance finale sont la principale raison de voir Midsommar.
On pardonnera du coup les redondances (2h30 c'est un peu long pour ce que le film a à raconter) et les effets de style un peu trop voyants.
Damien973
Damien973
Chakado dit :Midsommar

Bon, je ne sais pas trop quoi en penser, mais c'était intéressant en tout cas.
Je n'avais pas trop apprécié Hereditary, qui malgré de beaux moments d'étrangeté, m'avait laissé un sentiment global de vide et de vanité.
Il y a quand même davantage de choses à manger dans Midsommar. Même si ça reste encore beaucoup un film de metteur en scène un peu trop complaisant avec ses effets (mais des fois ça marche drôlement bien, que ce soit les plans zénithaux, ou le tourbillon de la scène de danse).
Mais l'ambiance est assez réussie, avec ces paysages trop beaux et ces adeptes trop immaculés pour être honnêtes. Le malaise est bien présent dès le début, car comme les protagonistes, on ne sait comment réagir à tous ces rituels sophistiqués : doit-on trouver ça touchant, noble, ridicule ? D'autant plus quand on est dans le rôle du touriste américain avec ses gros sabots qui essaie de ne pas juger... Cela donne lieu à des scènes assez drôles (en particulier la réjouissante inversion des rôles, quand c'est un anthropologue noir qui étudie les moeurs bizarres de cette communauté bien blanche et bien blonde).
C'est ce qui empêche les moments les plus bizarres de sombrer dans le ridicule : les scènes grand-guignol ou un peu over-the-top sont de toute façon contrebalancées par le malaise ressenti, né du décalage entre le ridicule de la situation et le sérieux que les personnages y mettent. Ça crée vraiment un sentiment très particulier, qui est propre au film.
Mais surtout, c'est le cheminement intérieur de l'héroïne, le propos sur le deuil et la rupture, qui font que le film se démarque vraiment et l'empêche d'être une pâle copie de The Wicker Man. L'actrice principale fait un boulot génial ; elle n'est pas à sa place, ni chez les Suédois, ni dans le groupe de touristes. Son isolement, son évolution et sa renaissance finale sont la principale raison de voir Midsommar.
On pardonnera du coup les redondances (2h30 c'est un peu long pour ce que le film a à raconter) et les effets de style un peu trop voyants.

Merci pour ton retour sur ce film. Du coup, je reste très curieux. Il ne reste plus qu'à trouver une salle et de la VO pour le voir!

My top
galadriel
galadriel
vu HAUT LES FILLES
les filles et le rock !
très très bien, de Piaf à l'inégalée et inégalable Brigitte Fontaine...Chris, Jeanne Added, Catherine Ringer, Elli Meideros, Lou Doillon, et des tas d'autres, de Barbara à Catherine Ribeiro...
des interviews, des sets live impeccables : à voir absolument quand on aime la musique.
My top
No board game found
frayaka
frayaka
La fille cachée de Chtulhu ? 
galadriel dit :vu HAUT LES FILLES
 Ctahrien Ringer,

 

Default
galadriel
galadriel
frayaka dit :La fille cachée de Chtulhu ? 
galadriel dit :vu HAUT LES FILLES
 Ctahrien Ringer,

c'est bien elle ! bravo ! niveau 12 à TTMC en Lovecraft
 

 

My top
No board game found
galadriel
galadriel
dans la série films musicaux, vu INNA DE YARD, le film reggae sur le projet musical du même nom...avec des vieux reggaemen, et kk jeunes (dont l'excellente JAH9, a girl !)
bon, vu Winston Mc Anuff sur scène y'a peu, donc contente de le voir à l'écran, et sinon ben c'est superbe de bout en bout : je vais de ce pas acheter le CD.
parce que.
My top
No board game found
Mr le Néophyte
Mr le Néophyte
Vu récemment, Il était une fois à Hollywood de Tarantino.
On m'y a traîné, on en est sorti très mitigé, ce qui pour moi n'est pas si mal, vu que je craignais le pire.
C'est très bien filmé et joué (même Leo !), la reconstitution de l'époque est au poil, c'est rythmé et divertissant, ça se regarde donc sans lassitude.
Le problème : oublié dès le lendemain, ça ne parle de pas grand chose au final.
Et le dernier 1/4 d'heure, je l'ai trouvé nullissime.
Si, carrément.

Vu hier, Roubaix, une lumière.
Ami(e)s de la joie et de la bonne humeur, passez votre chemin !
Parce que la ballade à Roubaix (la ville la plus pauvre parmi les 100 plus grandes villes de France, c'est ce qu'on entend dans le film en tout cas), elle se fait essentiellement de nuit.
Parfois de jour, certes, mais le quartier est tellement chouette qu'on préférerait éteindre le soleil.
Pour le reste c'est visite du commissariat, procédure et interrogatoire sous toutes les coutures.
La performance de Sara Forestier est assez étonnante, mais le film est surtout illuminé par la présence de Roschdy Zem, impérial en commissaire humaniste.
Pour moi, je me trompe peut-être mais je m'y risque : la lumière dont il est question dans le titre, c'est lui et uniquement lui.

Ce film m'a fait penser aux polars dits sociaux qui viennent d'Asie, qui mélangent allègrement polar, drame, et analyses de la nouvelle pauvreté de la nouvelle Asie. On y trouve aussi souvent de l'humour, là, à peine un gramme (french touch ?).
Il n'a pas l'envergure des meilleurs d'entre eux, mais c'est un film que j'ai aimé, celui-là je m'en souviendrai.

Le genre de film à voir "en connaissance de cause".
"On s'ferait bien un cinoche, on hésite, Captain Marvel ou Roubaix ?", ça marchera pas.
 
My top
No board game found
Potrick
Potrick
J'ai bien aimé  Roubaix, une lumière.
Je n'ai pas reconnu Sara Forestier. Je me suis dit: "cette actrice surgie de nulle part, elle va  décrocher le César du meilleur espoir féminin..." no
galadriel
galadriel
des films avec de la musique dedans,; dont le MUST sur Daniel darc :

http://et.pourquoi.pas.over-blog.com/2019/08/musique-et-image-qui-bouge-bref-zik-et-cine-le-retour-du-meme-pas-pareil.html
My top
No board game found
galadriel
galadriel
des films avec de la musique dedans,; dont le MUST sur Daniel darc :

http://et.pourquoi.pas.over-blog.com/2019/08/musique-et-image-qui-bouge-bref-zik-et-cine-le-retour-du-meme-pas-pareil.html
My top
No board game found
Mr le Néophyte
Mr le Néophyte
Potrick dit :J'ai bien aimé  Roubaix, une lumière.
Je n'ai pas reconnu Sara Forestier. Je me suis dit: "cette actrice surgie de nulle part, elle va  décrocher le César du meilleur espoir féminin..." no

Ça m'a pris une bonne heure pour m'en rendre compte, jusque là je me disais "je crois bien que je la connais, elle".
​​​​
Hier, vu Les hirondelles de Kaboul des dames Breitman et Gobbé-Mevellec, d'après le roman de Yasmina Khadra.
1997, Kaboul est sous l'emprise des Talibans.
Dans cette "fable" qui a le bon goût d'éviter toute tendance moralisatrice, on suit le destin croisé de deux couples, avec comme axe central la place de la femme dans cette société marquée par la domination sans partage qu'exerce les hommes.
L'animation est simple, belle, j'ai parfois eu l'impression d'être en train de feuilleter une BD.
Malgré la dureté du sujet, le film est plutôt "calme", se passant de scènes chocs au profit de scènes de la vie quotidienne, bien suffisantes pour nous faire ressentir l'absence de liberté et l'oppression exercée par l'obscurantisme du régime taliban.
Un film-pamphlet qui n'est certes pas révolutionnaire, ni sur le fond, ni sur la forme, mais qui s'avère être un témoignage à la fois important et efficace. 

 

My top
No board game found
Ornifan
Ornifan
galadriel dit :INNA DE YARD, c'est superbe de bout en bout : je vais de ce pas acheter le CD.

Tant qu’à faire, n’oublie pas de prendre le premier il est tout aussi bon ! 
Et qu’as-tu pensé du doc’ sur Darc ? Me tâte à y aller...

Amicalement,

E.

Govin
Govin
J'ai pris une petite claque hier soir, en regardant le premier film d'un jeune acteur-réalisateur, dont les qualités scénaristiques et le jeu d'acteur augurent du meilleur.
Thunder Road de Jim Cummings, à la fois l'acteur principal, le réalisateur, le scénariste, le producteur et plus encore.

Le film ouvre sur un plan séquence d'une dizaine de minutes qui ne laisse pas indifférent. La performance d'acteur de Jim Cummings est délectable, et le reste de la distribution est à l'avenant.

Le film pompe le court-métrage qui a obtenu un prix à Sundance: la scène d'ouverture, le film lui-même a été primé, à Deauville je crois. Un petit bijou que je vous conseille chaudement. Le court-métrage est trouvable facilement, et ça vous donne un avant-goût.
Potrick
Potrick
Thunder Road , très bon en effet
Default
Mr le Néophyte
Mr le Néophyte
Je guetterai si il passe par chez moi, je viens d'aller voir vaguement ce que c'est.
Je dis vaguement, parce que les films comme les livres, ceux qui me tentent je me réserve le plaisir de la découverte.
Les bandes-annonces et quatrièmes de couverture sont mes ennemis !

Il y a quelques jours je suis allé voir Ad Astra.
Du James Gray (donc ça cause et ça psychologise) en mode SF réaliste, pas de batailles interstellaires pour Brad Pitt (très bon encore une fois) mais une réflexion intéressante sur le rapport au patrimoine paternel, à la hiérarchie et au devoir.
Enfin comme d'habitude, c'est ce que moi j'en ai tiré.
​J'ai aimé l'ambiance, le petit zest de spectaculaire par-ci par-là, je n'hurlerai pas au chef d'oeuvre, mais j'ai apprécié.

​​​​​​
​​​​​​ 
My top
No board game found
Govin
Govin
Mr le Néophyte dit :Je guetterai si il passe par chez moi, je viens d'aller voir vaguement ce que c'est.
Tu ne le retrouveras pas/plus en salle, je l'ai vu en VOD sur le petit écran.