kiken
kiken

bonjour,

j'ai des questions stupides a vous poser, en 1er grace a vous j'ai redecouvert le monde du jeux et oui je me suis arrete au monopoly ou la bonne paye et je me suis tourne vers les jeux videos car il y avait plus de chose a faire et voir, j'ai commence avec l'amstrad c'est vous dire mon age, bref suivi de l atari, de la nintendo, la sony...

et depuis longtemps je m'ennuiais avec les jeux car je jouai tout seul ou en raiseau mais bon...

et puis j'ai connu votre site tric-trac et revelation en 12 mois 30 jeux de societes de toutes sortes, mais avec des themes qui me parlent fantastiques, horror, scfi, aventure, fun...

et des amis qui me suivent dans le monde du jeux aussi, (ma famille c'est agrandit et je joue avec mon fils maintenant) de veritable gamins des parties endiablees ou toutes en tension enfin bref, des gens des vrais en face des reactions des vrais, de la convivialite.

et je suis vos infos mais voila pour mon topo maintenant les questions :

kicstarter c'est quoi et comment cela fonctionne ?

et pourquoi c'est pas en francais ce truc, car franchement avoir un jeux en anglais alors qu'il est francais au départ, et puis suis alergique a l'anglais donc niet.

on peut avoir une plateforme en francais ?

a regarder ma ludotheque j'ai 40% du iello et 40% de edge et quelque perle francaise comme norferatu ou ludimaniac et je trouve qu'il font un super travail, aussi matagot, reposprod, j'en oublie mais c'est pas grave.

voila je sais pas si je suis tres clair, il est 3h54 du matin !

merci a vous, continuer, suis 100% avec vous !

Salmanazar
Salmanazar

A la lecture de ces qq commentaires et débuts d'analyse, je trouve qu'il y a une différence d'approche entre l'éditeur novice/amateur qui se lance dans le financement participatif et l'éditeur traditionnel qui fait de même.

Ouh qu'un débat sera intéressant sur ce sujet !

ehanuise
ehanuise

(oups désolé pour le message en 2 parties - erreur de manip.)

En ce qui concerne la vente en boutiques/distrib après une campagne de financement participatif, en fait ca reste la majeure partie de la vie du jeu, et je ne vois pas les boutiques disparaître de sitôt.

Les ventes en direct sur les sites des éditeurs sont à mon sens un service ajouté pour les quelques clients qui ne connaissent pas de boutiques locales, ou dont le détaillant local ne propose pas les produits, et aussi parfois une boutique à goodies et autres trucs qui seraient difficiles à proposer via la distribution.

La plupart des jeux qui sont financés participativement vendent entre 500 et 1000 exemplaires durant la campagne. Or un tirage d'un nouveau jeu c'est 3 à 5000 unités, voire plus encore. Les ventes en direct durant la campagne ne sont qu'une petite partie du total. Je ne crois pas qu'elles puissent à elles seules saturer le marché (sauf évidemment pour un jeu très très niche mais c'est rare). Je pense qu'il faut plutôt les voir comme un effet de promotion du jeu : les joueurs qui ont soutenu le jeu seront les premiers à le recevoir et ils sont généralement impatients et fiers de le faire joueur autour d'eux. Pour créer du 'product awareness' et lancer les ventes du nouveau jeu qui sort, ca me semble extrèmement efficace comparé à d'autres méthodes.

Evidemment, je peux me planter ;-)

Et pour l'éditeur, financièrement il vise le break-even sur la campagne et dépendra des ventes après pour faire un bénéfice; Du coup il continue a avoir intérêt à promouvoir son produit et assurer sa dispo en boutiques.

ehanuise
ehanuise

Pour une boutique, soutenir un jeu en financement participatif n'a pas beaucoup de sens : c'est bloquer de l'argent pendant 4-12 mois pour un jeu, alors que le coeur de leur modèle économique est la 'rotation' : la somme bloquée pourrait par exemple permettre d'acheter un produit qui sera vendu et restocké 2 ou 3 fois durant la même période. En apportant un bénéfice. Alors que la somme utilisée pour soutenir un jeu crowdfundé au mieux dort, au pire dévalue durant cette période.

C'est d'ailleur pour ca que pour Twin tin Bots j'ai proposé aux boutiques des précommandes (qui passeront par le distributeur et seront payée à la réception du produit plutôt que d'immobiliser le cash durant des mois) plutôt qu'un niveau de soutien spécifique.


Par contre pour un éditeur, ca devient effectivement incontournable. A l'heure actuelle aucune banque n'accepte de prêter des fonds pour un projet d'édition : c'est spéculatif, il y a toujours un risque que le jeu fasse un flop et que l'argent soit perdu. Il ne reste dès lors que deux solutions : avoir beaucoup d'autres jeux déjà sorti pour avoir les moyens de sortir une nouveauté , ou trouver un financement alternatif.

Je crois aussi qu'à terme la plupart des éditeurs vont y recourir régulièrement, car un projet qui réussit c'est une garantie que le projet sera financièrement viable. Or ce métier est plutôt risqué et tout ce qui permet de mieux gérer ces risques est bienvenu.

Un autre aspect qui va se faire jour est que un jeu proposé en financement participatif par un éditeur connu ou reconnu représente un risque moins élevé pour les soutiens aussi : un auteur passionné qui se lance en solo sur un financement participatif peut avoir un excellent jeu mais se planter sur la production, les délais, les graphismes, la logistique, ... Alors que si un éditeur expérimenté est derrière le projet on peut s'attendre à ce que ces aspects soient gérés professionnellement.

Quand au prix et aux montants levés, il y a de nombreux frais en utilisant ces plateformes qui font que même en vendant en direct les marges ne sont pas tellement meilleures qu'en suivant le circuit traditionnel. Pour Twin Tin Bots, avec $16800 et €7500 levés sur KS et ulule, une fois qu'on retire les commissions et les frais postaux, il reste un peu moins de 16000 euros : on est loin de couvrir la totalité du tirage. Mais c'est quand même une belle somme et sans elle le jeu ne pourrait pas exister avec tout le matériel qu'il contient. Et il en va de même pour beaucoup de projets proposée à des prix publics 'raisonnables' : à moins d'atteindre un total de campagne très élevé, l'éditeur investit beaucoup dans le tirage du jeu (mais comme la campagne est financée, il sait en investissant qu'il récupèrera son investissement - on revient ici encore à la gestion du risque.)

Ca reste un job de passionné, mais un vrai passionné prend les mesures nécessaires pour assurer que sa passion sera pérenne, et le participatif est une question que tout éditeur doit se poser à un moment :)

frankyone
frankyone

Nous sommes nombreux à y voir à la fois du bien et du mal.

En tant que gérant de boutique ultra-spé, je soutiens certains projets qui me tiennent à coeur et qui ne pourraient pas voir le jour autrement ou du moins d'une manière adéquat. j'ai soutenu Heroes of Normandie et cela me ravi de soutenir des initiatives comme cela. Lorsqu'un pledge est réservé aux boutiques, cela semble être une bonne chose si cette initiative Crownfundesque n'est pas l'oeuvre d'un éditeur en place.

Il y a d'un côté les éditeurs et de l'autre les points de vente. Si les premiers court-circuitent les seconds, combien de boutiques resteront ouvertes à terme ? Nous sommes dans des niches (ultra-spé veut bien dire ce que cela sous-entend). Les clients ne sont donc pas au demeurant très nombreux et si de surcroit, une partie de ces rares clients sont détournés des boutiques par nos propres éditeurs, que nous restera t-il à vendre ?

Des miss kipik, des Dauphins qui bullent et des Monopoly ?

Pour le client joueur, je comprends parfaitement qu'il soit intéressé et émoustillé par les goodies au kilo mais une fois le jeu financé et envoyé aux acheteurs, qu'en reste t-il ? Un jeu doit prendre son temps pour s'imposer et se développer. un jeu qui vit est un jeu présent longtemps sur les étagères des boutiques.

Il y a quelques temps, les sirènes alléchantes des GMS faisaient baver bons nombres d'éditeurs. (GMS : Hypermarché). c'était des ventes énormes en peu de temps. Pour faire un One-shot, c'était parfait mais après le jeu était mort. Le crownfunding est la nouvelle sirène de nos petites maisons d'édition. je pense qu'il y a plus à perdre qu'à gagner pour eux dans cette nouvelle manière d'éditer car la plupart des jeux ne se retrouvent plus en boutique après ce type de financement. (Zombicide est L'Exception qui confirme la règle).

Maintenant si il y a débat sur le crownfunding avec tout pleins d'acteurs du marché, j'y verrai bien une adaptation du système mais pas une généralisation.

Les boutiques ne peuvent pas non plus participer à plusieurs projets de ce type car leur trésorerie ne leur permet pas de financer leur stock en avance. En général, on paie les jeux avec une échéance (qui se réduit toujours plus) ce qui permet d'espérer les vendre avant de devoir les payer. Le crownfunding est diamétralement l'inverse puisque l'on paie les jeux longtemps avant de pouvoir les vendre. Donc nous ne pourrons pas financièrement participer à cette "mutation" et si nous en sommes exclus, j'en reviens au fait que nous devrons subir de plein fouet la perte de notre clientèle "joueur". Déjà que la plupart des éditeurs possèdent maintenant leur propre site en ligne, la situation commerciale s'annonce plutôt "chaude".....

Batiste Carpinetty
Batiste Carpinetty

Il y a beaucoup à dire et pas mal de façons d'aborder ce nouveau mode de financement de projets. Pour ma part, je trouve quand même ça fort utile pour pouvoir se lancer. Est-ce un mal de commencer par là quand l'on vise la distribution en boutique spécialisée ?

Financement participatif ne veut pas dire (que) projets montés à la sauvette avec de jolies illustrations pour appâter le chaland. Ce sont des centaines d'heures de parties test, de présentations sur des salons, dans des foires ou des festivals, de prise en considération des bêta-testeurs, etc. En somme, le même travail qualitatif que pour un jeu édité avec une trésorerie déjà existante... ce qu'il faut avoir à disposition.

Quoiqu'il en soit, j'attends avec intérêt un débat dans la TTTV.

Shako
Shako

Bonsoir,

pas mal de questions en effet derrière le crowfunding (perso, ça ne m'intéresse pas). Pourquoi ne voit on pas également le système de pré-commande un peu comme le P500 de GMT ? Lorsque le nombre atteint est suffisant, le jeu est édité et les commandes (avec une intéressante ristourne) sont débitées. Là je vois vraiment du gagnant/gagnant entre le joueur et l'éditeur, la société limitant les risques et gérant au mieux ses priorités (non non je ne parle pas de Fields of Fire pré-commandé depuis plus de 2 ans ! ;)).

En plus, si on a le plaisir de faire partie des groupes de playtest (juste à suivre les forums pour être informé), on a rapidement la possibilité de voir si le jeu en question va nous plaire ou non (en plus du plaisir de voir son évolution). J'en suis à environ 10 pré-commandes (6 en cours de développement, 3 playtests) et je n'ai retiré qu'1 seule commande, le jeu ne me correspondant pas complètement.

Harry Cover
Harry Cover

je comprends les inquiétudes mais de là à jeter l'anathème sur ceux qui participent au crowfunding, ça me semble au minimum exagéré. Certaines boutiques financent ou ont financé elles même des jeux et pas uniquement en participatifs non ? .... c'est la mort des distributeurs alors ?

Sinon de quoi on parle ? à 95% d'hyper micro-niches ludique, de jeux en anglais et en plus mal testé les 3/4 du temps, qui auront entre 6 à 12 mois de retard et dont l'impact commercial sera négligeable.

en pourcentage c'est quoi ? 1% ? combien de jeux en français ? 0,01 % ?

A part Zombicide, quels sont les succès en français ?

mode provoque : au final, c'est quoi les benefs des boutiques sur ce jeu ! :o))))) car j'ai l'impression qu'il s'en est vendu des brouettes dans les boutiques non ? un peu grace à Kickstarter.

Les éditeurs ont bien raison de s'emparer de cette forme de production, ils font leur boulot d'éditeurs d'investir un outils avant qu'il ne leur échappe.

On risque peut être de voir apparaitre des crowfunding pour amateur et d'autres pour professionnels.

Personnellement je ne m'interesse désormais uniquement aux projets d'éditeurs et/ou d'auteurs reconnus, car il faut être honnête à de rare exceptions, les jeux que j'ai pris en crowfunding sont assez moyen voir mauvais ou pas assez testés, au mieux ça ferait de bons protos qu'un éditeur aurait pu faire fructifier.

Monsieur Phal
Monsieur Phal

Cher Monsieur,
Je pense qu'un débat dans la TTTV s'impose, parce que moi je suis convaincu que d'ici quelques temps, tous passerons par là, pour ce qui est du secteur core j'entends. Je ne vois pas comment un éditeur, même gros, pourrait s'en passer ou faire l'impasse. On va assister à un bouleversement du secteur, cela prendra peut-être 2 ou 3 ans, mais je ne vois pas le principe ne pas s'imposer. Bref, pour la rentrer on va s'organiser une TTTV live... à vos Pouic(o)s :)

DarkyPupu
DarkyPupu

Pas intéressé par un jeu en crowdfunding. Même s'il est bon.

Je tiens à garder ma boutique même si ça coute quelques € de plus.